assurance de pret stagnation de la delegation
Malgré l’évolution du cadre législatif depuis 2010, la progression des assurances de prêt en délégation semble stagner. Une tendance qui pourrait bien s’inverser avec l’entrée en vigueur de l’amendement Bourquin.
Depuis 2007, la délégation d’assurance – c’est-à-dire le choix d’une assurance crédit par le biais d’un intermédiaire - ne semble plus progresser. Ainsi, alors même que les cotisations d’assurances de prêt ont bel et bien subi une hausse entre 2016 et 2017, la part des cotisations versées aux banques reste fixée aux alentours de 85% du total des cotisations versées par les emprunteurs.
Pourtant, malgré cette stagnation de la proportion des montants alloués aux contrats en délégation, les nombreuses incitations permises par l’évolution du cadre législatif ont tout de même permis une augmentation en valeur absolue des cotisations versées en délégation. C’est ainsi que la valeur des contrats délégués s’établie à 1,03 milliard d’euros en 2017, contre 1 milliard en 2016.
Loi Lagarde et Loi Hamon sont ainsi autant de mesures permettant d’expliquer le progrès de l’assurance en délégation au cours des dix dernières années. Mais ils semblent désormais avoir atteint leur limite dans leur capacité à encourager les emprunteurs de recourir à l’assurance en délégation.
Aujourd’hui, c’est donc l’amendement Bourquin qui est à même de rebattre les cartes de l’assurance crédit, en facilitant l’accès aux contrats en délégation. Alors qu’il n’était jusqu’à présent possible de changer d’assurance de prêt qu’au cours de la première année du contrat, ce nouveau texte – entré en vigueur le 1er janvier 2018 – rend possible le changement de contrat à échéance annuelle, même au-delà de la première année. En ouvrant encore d’avantage la concurrence dans le secteur de l’assurance crédit, l’amendement Bourquin - aussi appelé Loi Sapin II – devrait donc favoriser la délégation d’assurance, et permettre une nouvelle progression du secteur.
Le démarrage est frileux, peu d'emprunteurs ont pour l'instant demandé à changer d'assurance de prêt pour un contrat plus compétitif. Cela peut pourtant représenter des économies importantes pour les emprunteurs, pouvant économiser jusqu'à 50% du coût total de l'assurance soit plusieurs milliers d'Euros. Il faut donc faire étudier cela par votre courtier qui pourra vous faire une simulation et vous présenter les possibilités de changement. N'attendez pas, et obtenez dès aujourd'ui un devis.