comment fonctionnent les agios 1 2
En théorie, le solde d’un compte bancaire se doit d’être en tout temps créditeur, c’est-à-dire être supérieur à zéro. La pratique, néanmoins, tend souvent à varier quelque peu. C’est pourquoi la plupart des banques autorisent leurs clients à connaître quelques passages dans le négatif, et acceptent, moyennant quelques conditions, un solde débiteur.
C’est ce que l’on appelle un découvert autorisé, un accord donné par la banque permettant à un client de bénéficier de fonds supplémentaires, au-delà de ses propres capacités. Pour la banque, cette situation est le plus souvent considéré comme un prêt, accordé au client, et implique donc le paiement d’intérêts. Ce sont ces intérêts que l’on nomme agios. AB Expansion vous explique le fonctionnement de ces frais additionnels dans cette série de deux articles dédiée au sujet.
Comment sont calculés les agios ?
Le montant des agios varie généralement selon les établissements bancaires. Pour déterminer le montant des frais supplémentaires, l’établissement se fonde en effet sur un taux annuel effectif global (TAEG). Celui-ci ne dépasse généralement pas les 20%, mais varie selon les établissements. De plus, les banques ne peuvent dépasser le plafond qui leur est imposé, celui du taux d’usure, fixé par la Banque de France. Le TAEG doit donc être, en tout circonstance, inférieur ou égal au taux d’usure.
La plupart du temps, les agios sont facturés à chaque début de trimestre aux clients. Au début de l’année, la banque transmet également un un récapitulatif des frais à ses clients, sur lequel se doit de figurer le total des agios payés par le client au cours de l’année. Au passage, on notera également que les banques ont l’obligation d’afficher le montant du TAEG, ainsi que le plafond de l’autorisation de découvert, et ce sur chacun des relevés de compte mensuels.
Les deux types d’agios particuliers
Il est important de distinguer deux types d’agios différents. Tout d’abord, une banque peut appliquer des agios dits forfaitaires. Ils consistent en l’application systématique d’un minimum forfaitaire lorsqu’un découvert est constaté, quelqu’en soit la durée ou le montant. Dans ce premier cas, aucun calcul n’est nécessaire pour déterminer le montant des agios, puisque ceux-ci ne varient pas.
Ensuite, les agios dits proportionnels sont, comme leur nom l’indique, calculés en fonction de la durée ainsi que du montant du découvert. Dans ce cas, la banque appliquera alors un taux débiteur. Dès lors, un calcul est donc nécessaire afin d’établir le taux débiteur, sur la base du nombre de jours et du montant du découvert, ainsi que du taux annuel appliqué.
Par exemple, prenons le cas de Monsieur X, débiteur de 1 000€ durant 6 jours. Sa banque applique des agios proportionnels, à un taux de 12%. Dans ce cas, les agios seront alors calculés de la manière suivante : (1 000 × 6) × (12% ÷ 365) = 1.97€. Une somme qui peut paraître modeste, mais à laquelle il importe surtout de rajouter les frais de commission d’intervention, qui peuvent peser de manière significative sur les finances d’un ménage, à mesure que la durée du découvert s’étend.